Halte à la surconsommation 

Publié le 27 Août 2009

Croissance limitée, crise financière, baisse du pouvoir d’achat :

La liste noire s’allonge chaque jour plombant encore un peu plus le moral du consommateur. Pourtant sous ce chaos s’érige une nouvelle ère : celle de consommer moins pour vivre mieux.

« Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Kenneth Boulding (1910-1993), Président de l'American Economic Association.

Autre fléau, l’épuisement des ressources.

L’indice Planète vivante : https://www.wwf.fr/rapport-planete-vivante - montre qu’au cours des trente-cinq dernières années les populations d’espèces sauvages ont régressé d’un tiers. « Si nos demandes se maintiennent à la même cadence, nous aurons besoin, vers le milieu des années 2030 de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre mode de vie. »

Tous conso-toxico-dépendants

Selon l’indicateur de progrès véritable (PIB corrigé de la croissance négative, avec prise en compte notamment de l’amenuisement des ressources, du chômage, de la criminalité, des inégalités…) le bien être diminue depuis les années 60.

Selon Serge Latouche, auteur de l’ouvrage « le pari de la décroissance » chez Fayard « on a besoin d’un choc catastrophique pour nous amener à changer d’attitude. L’homme toxicodépendant doit être poussé par la contrainte des menaces et attiré par un idéal de vie. »

Le mouvement est né il y a une trentaine d’années grâce au mathématicien Nicholas Geogescu-Roegen auteur de l’ouvrage « demain la décroissance : entropie-écologie-économie » publié en 1979 aux éditions Favre. Depuis, le terme a été repris. Certains se réfèrent aux thèses du sociologue et philosophe Jean Baudrillard, « la société de consommation », d’autres à celles de l’écrivain et cinéaste Guy Debord : « la société du spectacle ».

La décroissance prend des formes plurielles. Elle peut emprunter selon l’économiste Paul Ariès « décroissance ou barbarie » éditions Golias, les chemins de la simplicité volontaire : relocalisation généralisée, réapprentissage de la gratuité, de la nature, du réinvestissement de notre corps, de l’espace, du temps…

       « Les décroissants. Qui sont-ils ? Ce sont des individus qui ont décidé de se consacrer à l’être plutôt qu’à l’avoir. Les plus extrêmes pratiquent la simplicité volontaire en se débarrassant d’un maximum de biens matériels. »

 

QUELLE SANTE N° 33 - décembre 2008

Proposé par Denis Brossier

 

Pour aller plus loin :
Livres : « la décroissance pour tous » de Nicolas Ridoux éd. Parangon

Site Internet : - ladecroissance.net (site des objecteurs de croissance)

- decroissance.org (institut d’études économiques et sociales pour la décroissance)

 

Rédigé par UCY

Publié dans #Santé-alimentation -

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