Le mercure, un poison qui rend fou
Publié le 28 Août 2009
Le mercure, un poison qui rend fou
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Fortement toxique, le mercure altère irréversiblement le système nerveux, nuit au développement des embryons, entraîne des pathologies graves, même à des taux d'exposition bas. Malgré la sonnette d'alarme tirée par les scientifiques, les autorités sanitaires ne jugent toujours pas urgent d'interdire les amalgames dentaires. Pire, on introduit en douce dans nos foyers une autre source d'intoxication possible au mercure avec les lampes basse consommation qui contiennent chacune 3mg de mercure à l'état gazeux.
Aucune fonction métabolique connue ne rend le mercure indispensable alors qu'il inhibe les systèmes de protection cellulaire contre les radicaux libres, qu'il provoque des aberrations chromosomiques et perturbe la synthèse de l'ADN.
Certains composés comme le méthylmercure sont encore plus toxiques entraînant des désordres neurologiques irréversibles connus depuis la catastrophe de Minamata au Japon dans les années 50. 11300 intoxications avec atteinte cérébrale notamment de type sclérose en plaque, maladie de Parkinson et un millier de décès ont été constatés autour des rejets à la mer d'une usine de plastique. Celle-ci rejetait à la mer des ions mercures transformés par des bactéries en méthylmercure qui se retrouvaient dans les poissons à la base de la nourriture de cette population.
Actuellement, des populations entières s'intoxiquent en consommant du poisson contaminé au méthylmercure. C'est le cas de populations indiennes en Amazonie et en Guyane à cause de l'utilisation du mercure par les chercheurs d'or.
Il convient d'éviter, par précaution, de consommer plusieurs fois par mois de gros poissons de haute mer comme la daurade, l'espadon, le requin et le thon.
QUELLE SANTE - N° 36 - Mars 2009
dossier par Amel Bouvier
par Denis Brossier
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