Postures d’appui sur les mains

Publié le 27 Septembre 2017

Les carnets du yoga

N°359 – septembre 2017

Dans la rubrique : A votre avis.

YAEL BLOCH :

Elle a commencé à se former aux USA en 2000 à l’occasion d’un problème de dos, dans la lignée Iyengar, tout en commençant à enseigner. Elle n’a cessé d’enseigner depuis cette période.

De retour en France, elle a suivi la formation de l’Ecole Française de Yoga (EFY) dans la lignée principale du Yoga de l’Energie avec Jean-Pierre Laffez, lignée qu’elle a approfondi à l’Académie du Yoga de l’Energie. Elle s’est aussi formée au Yoga Nidra avec Micheline Flak.

Elle enseigne à différents publics, en particulier aux enfants depuis 2005.

Elle fait partie du groupe de recherche Yoga et Enfants de l’EFY et elle intervient à ce titre dans la formation des enseignants de 4ème année et dans la formation continue des enseignants de la FNEY (un séminaire d’une semaine chaque année).

 

Question posée à Yael Bloch

Quelles précautions au niveau des bras dans les postures d’appui sur les mains ?

Certaines précaution sont à prendre dans les postures d’appui sur les bras lorsqu’ils sont tendus et parallèles, pour les trois grandes articulations concernées : les poignets, les coudes et les épaules.

Deux postures, fondamentales en yoga, où ces précautions doivent s’appliquer, sont le guetteur (ûrdhva chaturanga dandâsana) et le chien-tête-en-bas (adho mukha svânâsana).

Les poignets

Dans ces postures, nos poignets reçoivent un poids auquel ils ne sont pas habitués, et nous devons, en plus de les échauffer, les solliciter de manière à les protéger. Nous devons éviter de laisser le poids se concentrer sur « le talon des mains », car cela occasionne une trop grande contrainte au niveau des poignets et peut-être préjudiciable à la longue avec l’apparition, par exemple, de tendinites, luxations ou entorses ; et ce d’autant plus que les poignets sont fins.

Le remède est simple :

Il s’agit de repousser intentionnellement le sol avec le pourtour des paumes et les doigts, les paumes devenant actives en se creusant légèrement. La répartition du poids du corps se fait alors d’une manière analogue à celle que permet la voûte plantaire au niveau de nos pieds. En plaquant la racine des doigts au sol, doits bien écartés et majeurs parallèles, on favorise la tonicité recherchée de toute la main.

Les photos 1 et 2 montrent respectivement une mauvaise et une bonne position. Le modèle

est dans la posture du chien tête en bas (adho mukha svânâsana).

Gregor Maehle précise encore : « Le poids des mains est placé vers l’avant de telle sorte que seuls 40 % arrivent sur le talon de la main […] Assurez-vous que les racines de l’auriculaire et de l’annulaire portent autant de poids que celles de l’index et du pouce *».

Note : plus l’articulation du poignet est fléchie, plus elle est sollicitée. Pour limiter ou éliminer la flexion, on peut utiliser de petites cales biseautées, ou s’installer sur le bout des doigts, ou encore sur les poings, voire sur les avant-bras.

Proposé par Dominique Bart

 

Pour aller plus loin :

*Gregor MAEHLE, « Ashtanga Yoga, Pratique de la Première Série et texte fondateur de Patanjali », Ed. La plage, première publication en 2007.

 

 

Rédigé par UCY

Publié dans #YOGA

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