LES CARNETS DU YOGA-septembre 2008

Publié le 23 Août 2009

 

N° 269 -  septembre 2008

 

par Denis Brossier 

Phytothérapie :

attention à l’automédication !

 par Sylvie Rallon

 

Tout médecin peut constater aujourd’hui :

- l’ampleur de l’automédication par les plantes,

- l’impact de la publicité et la naïveté de certains patients dès qu’il s’agit de plantes,

- la transmission en toute bonne foi d’expériences personnelles pas forcément superposable à autrui,

- l’absence de rigueur des patients dans la connaissance du nom et de la composition des plantes consommées,

- les plantes n’ont pas encore livré tous leurs secrets à la science,

Cet article a pour but d’exercer un contre-pouvoir face à la puissance des publicitaires.

La revue médicale Prescrire a publié en août 2007 un numéro spécial ( n°286) intitulé « bien utiliser les plantes en situation de soins ».

L’article nous invite :

- à nommer correctement les plantes : la badiane de Chine (anis étoilé) a des vertus digestives alors que la badiane du Japon est toxique et provoque des convulsions.

- à connaître leur composition chimique : Les différentes préparations commerciales ne proposent pas la même concentration de substance active.

- à connaître la forme d’administration : par exemple le romarin présente des vertus digestives en infusion mais peut-être neurotoxique en huile essentielle.

- à connaître les effets indésirables : le réglisse en consommation courante peut occasionner de l’hypertension. Certains laxatifs végétaux sont irritants pour l’intestin (bourdaine, séné )

- Interaction entre plantes et médicaments : le millepertuis, à doses pondérales peut changer la concentration sanguine des médicaments.

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Les six systèmes « philosophico-religieux de l’Inde : les six Darshana 
par Ananda Ceballos

( les carnets du yoga entament avec ce numéro la présentation des six darshana)

Le concept moderne de darshana.

C’est à la fin du premier millénaire que remontent à la fois le terme et l’idée des six darshana en tant que systèmes ou écoles philosophiques.

Au XIXe siècle, l’Inde connaissait seize darshana et ce sont les orientalistes occidentaux qui les ont « réduit » à six : (cf. « The Six Systems of Indian Philosophy » par Max Müller en 1899)

VEDANTA (litt. « fin , aboutissement, du Veda »). Le Vedanta désigne l’ensemble des Upanishad anciennes. Par extension, ce terme invoque la littérature upanishadique qui justifie la pensée contenue dans les Veda.

C’est Shankara (vers 788-826) qui a codifié les doctrines de ses prédécesseurs. Il a  revigoré l’hindouisme face aux critiques bouddhistes. Toutes les doctrines vedântiques s’accordent pour dire que l’absolu(brahman) est le principe ultime qui soutient l’univers physique et les âmes individuelles.

Malgré la ressemblance terminologique il y a diverses écoles rivales  du vedânta. L’école » moniste » dite de la « non-dualité » illustrée par Shankara et à l’opposé, l’école « dualiste » avec Madhava (XIIIesiècle), enfin l’école du « monisme qualifié » dont Râmânuja (1017-1137) est le plus illustre représentant.

Ces trois écoles vedântiques seront présentées dans les prochains numéros.

 

Rédigé par Denis Brossier

Publié dans #YOGA

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