LES PROMESSES DES ECOMEDECINES Deuxième partie

Publié le 8 Juin 2010

L'écologiste


N° 28

 AVRIL-JUIN  2009

 

Revue présentée par Monique Guillin

 

 

 

Les écomédecines sont-elles légales ?

 

 Les médecines non-conventionnelles, première terminologie juridique utilisée dans l'histoire de leur législation, ont désormais acquis, dans toute l'Europe et à travers le monde, une légitimité incontestable.                                                                                                            Maître Isabelle Robard

 

 

Dans les années soixante dix, l'OMS a été sensible au développement des médecines non conventionnelles et des tradipraticiens, affirmant également la nécessité de développer les soins de santé primaires.

Elle référence d'ailleurs 110 pratiques non-conventionnelles, parmi lesquelles  :  l'ostéopathie, la chiropractie, l'acupuncture, l'homéopathie, la naturopathie, iriodologie, médecine anthoposophique, kinésiologie, photographies Kirlian, phytothérapie, aromathérapie, réflexologie...

 

 

Les droits et devoirs des médecins

 

La liberté de prescription est la pierre angulaire de tout système de soin transparent et démocratique.

En France, l'article R 4127-8 dispose que : « Dans les limites fixées par la loi, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu'il estime les plus appropriées en la circonstance »...

 

En outre, un autre article est fréquemment opposé aux médecins : « Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou a leur entourage comme salutaire et sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite. »

 

L'Ordre indique à propos du médecin dans la prévention : « Ceci suppose, sans doute une véritable révision du rôle et de la fonction de médecin ». Evoque l'éducation sanitaire : hygiène de vie, hygiène alimentaire, hygiène physique et sexuelle. « la santé n'est pas enseignée aux futurs médecins »...

 

Les droits et devoirs des thérapeutes non médecins...


Certains pays d'Europe ont des lois qui réglementent l'exercice de la médecine par des non médecins mais en leur conférant seulement un droit à exercice moyennant certaines limites et non un statut particulier notamment par discipline...

Des réglementations restent à venir... En France où l'ostéopathie a été légalisée par une loi de 2002 et des décrets pris en 2007, des poursuites sévissent encore pour les autres disciplines (médecine chinoise, naturopathie...). Les institutions internationales font évoluer les choses.

 

Des textes européens encourageants

 

Bruxelles a adopté des textes qui ont permis de donner une ouverture aux médecines non-conventionnelles : sur les compléments alimentaires, un règlement sur les aliments enrichis, une directive « plantes à usage traditionnel », etc. Un programme d'action communautaire de promotion, d'information, d'éducation et de formation en matière de santé dans le cadre de l'action dans le domaine de santé publique a été lancé, l'objectif est d'améliorer la compréhension des facteurs de risques et encourager l'adoption de modes de vie et de comportements propices à la santé. Un 2e programme d'action communautaire dans le domaine de la santé (2008-2013) souhaite « promouvoir la santé, favoriser les modes de vie plus sains, favoriser le vieillissement en bonne santé ».

 

La médecine de demain

 

« Toute personne a droit d'accéder à la prévention en matière de santé et de bénéficier de soins médicaux dans les conditions établies par les législations et pratiques nationales. Un niveau élevé de protection de la santé humaine est assuré dans la définition et la mise en œuvre de toutes les politiques et actions de l'Union », nous dit la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.


Il y a urgence à agir au nom d'un intérêt supérieur, celui de l'humanité tout entière.


Pour terminer, cette  phrase du Dr Madiou Touré : « La médecine de demain sera faite par le peuple et pour le peuple, parce que ce sera le peuple qui déterminera sa propre condition, son destin. »

 

 

La naturopathie

 

Elle est fondée sur le principe de l'énergie vitale de l'organisme, rassemble les pratiques issues de la tradition occidentale et repose sur les 10 agents naturels de santé. Elle vise à préserver et optimiser la santé globale de l'individu, sa qualité de vie, ainsi qu'à permettre à l'organisme de s'auto régénérer par des moyens naturels...

 

Pour les autorités européennes, elle fait partie des « médecines non conventionnelles ». Pour l'OMS, elle est la troisième « médecine traditionnelle » après la médecine ayurvédique et la médecine chinoise.

 

Des naturopathes professionnels correctement formés existent dans le monde entier... Définis comme éducateurs de santé, ils ne sont en aucune façon des concurrents des médecins allopathes, si ces derniers luttent contre la maladie, les naturopathes ont pour vocation d'être les généralistes de la santé.

La naturopathie serait donc le chaînon manquant dans un système hyper médicalisé.


 

Les plantes « miracle »


 

Périodiquement, des plantes « miracle » arrivent sur le marché, présentées comme la panacée... pour se trouver remplacées par d'autres quelques mois plus tard... Traditionnellement, la mode en phytothérapie a toujours été conditionnée par les besoins du moment (contre la peste) et la connaissance de plantes venant de nouvelles contrées (les  épices, le  ginseng) ou disponibles sur place (sauge). Une transmission du savoir s'est opérée oralement et par écrit depuis plusieurs milliers d'années. Certaines reviennent périodiquement à la mode (aloé, ail, cassis).

 

Depuis une centaine d'années, la mode des plantes a été conditionnée d'abord par l'aspect financier du profit et secondairement par un souci d'une efficacité thérapeutique.

 

C'est ainsi que certaines plantes ont eu leur heure de gloire comme la rhubarbe et d'autres ont été oubliées comme le cassis et la gemmothérapie, médecine des bourgeons, d'autres revenues à la mode, mais efficaces : la sève de bouleau, remède dépuratif traditionnel et le curcuma (employé depuis des milliers d'années en médecine ayurvédique et chinoise) aux propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes ou encore le millepertuis, concurrent de certains médicaments antidépressifs tels le Prozac.

 

 

L'homéopathie a fait ses preuves

 

Elle repose sur 3 grandes lois : la loi des semblables, le principe de globalité et la méthode de dynamisation...

Pour le médecin homéopathe, le patient n'est pas un « objet » mais une personne « responsable et participante ».

 

L'OMS constatait en 2005 que 18 pays en Europe proposent un diplôme universitaire en homéopathie. Des études demandées par des autorités publiques sur l'impact économique de l'homéopathie, il ressort qu'il y a une diminution de 66 % des coûts en ce qui concerne les médicaments.

 

Comme les allergies sous toutes leurs formes cliniques sont curables par l'homéopathie, et qu'elles se produisent  de plus en plus souvent dans nos sociétés modernes, l'homéopathie est sans aucun doute une alternative efficace.

 

 

Les huiles essentielles, une allopathie naturelle


 

Plus de 80 % des consultations médicales révèlent l'importance des critères comportementaux décisifs dans le déclenchement de tout processus maladif, ignorer cet élément élimine toute guérison durable.

 

Dans une démarche globale, l'aromathérapie doit occuper une place centrale. Les huiles essentielles sont composées d'une multitude de principes actifs connus. Ces quintessences naturelles sont animées par une énergie surprenante. L'influence de leur flagrance sur certaines aires corticales explique leur puissance sur le mental, le psychologique et le spirituel.

 

Elles ont un pouvoir antiseptique (elles sont antibactétiennes, anti-virales, antiparasitaires), un pouvoir désintoxiquant (favorisent la dissolution et l'élimination des déchets qui s'accumulent dans le corps), une action sur les différents métabolismes (foie, pancréas, thyroïde, organes génitaux...).

Les molécules aromatiques ont enfin une action indirecte en agissant sur les processus biologiques et en modifiant le terrain local et général.

 

 

Les fleurs du docteur Bach


 

Le docteur Bach (1886-1936) a conçu des élixirs à base de fleurs qui agissent selon lui non pas en vertu de principes actifs mais de leur « énergie ».

Il a associé une fleur à un état émotionnel.

Il met au point 38 harmonisants floraux qu'il répartit en 7 catégories : les fleurs concernant la peur, l'incertitude, le manque d'intérêt pour le présent, la solitude, l'hypersensibilité aux autres, le découragement et le désespoir et enfin la préoccupation excessive de bien-être d'autrui...

Les élixirs floraux sont des remèdes énergétiques, bons compléments aux thérapies lourdes.

 

 

Rédigé par UCY

Publié dans #Santé-alimentation -

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