Les éoliennes sont-elles bonnes pour la planète ?

Publié le 27 Mai 2020

 

 

Voici un  témoignage amusant vu sur le blog : https://www.directe-sante.com

Il en dit long sur les méandres que la nature prend pour s'autogérée ! 

 

je voudrais dédier cette lettre au guillemot de Troïl, au pingouin torda, au marsouin et au dauphin commun.
 
Ces oiseaux et mammifères ne le savent pas, mais ils sont les « 4
mousquetaires de la Nature », la dernière ligne de défense d’un environnement que l’homme contemporain n’a décidément pas fini de massacrer, en dépit de la ligne « on lave plus vert que vert » qu’adoptent aujourd’hui nos industriels et responsables politiques.
 
Mais examinons les faits.
 

L’histoire se passe au large des côtes vendéennes, où promoteurs et énergéticiens essaient depuis des mois de forcer l’installation d’un parc de 62 éoliennes en pleine mer, entre l’île de Noirmoutier et l’île d’Yeu.
 
C’est un endroit splendide, où le soir, comme dit le poète :
 

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé 

Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

 

 Mais bon, la poésie, ça va deux minutes pour nos amis les développeurs. Eux, ils pensent « sérieux », « progrès », « économie ». Et puis ils ne vont quand même pas s’emm…parce que c’est joli de regarder les mouettes passer au-dessus des bateaux de pêche.   
 
Alors le poète, il va aller se rhabiller, et eux ils vont construire un gigantesque parc tout d’acier et de béton, avec des mâts de 89 mètres de hauteur et des rotors de 167 mètres de diamètre, sorte de moches pissenlits géants plantés en pleine mer et visibles de partout. Surtout qu’ils clignotent, au cas où quelqu’un les aurait manqués…
 
Le préfet de la région, lui, est ravi, « c’est écologique, les éoliennes », et s’apprête à signer toutes les autorisations possibles : « Pas de vague », c’est le cas de le dire, et en avant le béton !
 

Son stylo est interrompu en plein vol ! 

 
Tsss…tsss. Tout doux, monsieur le préfet. On calme son stylo, et on recapuchonne. 
 
C’est que dans cette belle mécanique du progrès et de la prospérité, s’est glissé un petit grain de sable. 
 
Et même plusieurs : nos fameux guillemot de Troïl, pingouin torda, marsouin et dauphin commun,… quatre espèces protégées pour lesquelles des dérogations doivent être demandées, et obtenues, avant de construire quoi que ce soit
2 . Histoire d’éviter les collisions d’oiseaux dans les pales et autres effets désastreux sur la faune sous-marine (liés, entre autres, à la présence d’alumium dans les structures destinées à porter les mâts…)34.
 
Et ces dérogations, les bétonneurs des mers ont simplement « oublié » de les demander.
 
Voilà comment nos quatre mousquetaires malgré eux ont obtenu, momentanément, que le préfet suspende son autorisation.  Avec eux, c’est « no passaran ! », mais décontracté, sans violence !
 
Ci-contre : un couple de Guillemots de Troïls et leur jeune.
 
Une famille qui affiche une remarquable décontraction quand on sait qu’ils ont fait plier le représentant de l’Etat dans le département.
Et qui sait si la petite victoire de notre quarteron animalier n’aura pas fait couler une larme au brave représentant de l’Etat. Et que la voix du poète ne viendra pas murmurer à son oreille :
 

Ô préfet, oublie ton stylo, et lève les yeux vers le ciel,
Tu les vois vivre heureux, torda, troïl et marsouin…
 
Heureux comme l’oiseau qui vole et qui sait l’essentiel,
Que lorsqu’on regarde la mer, c’est pour se perdre au lointain !
 
Et pas pour s’écraser l’oeil
Dans tes vilaines éoliennes.  


Le beau, le vrai, le profond ne sont-ils déjà pas si rares pour que lorsqu’on les a là, sous les yeux, nous mettions toute notre énergie pour les protéger ?!
 
Merci en tout cas à notre petit gang d’avoir répondu à la place des humains !
Gabriel Combris

 

Proposé par Dominique Bart


 

Rédigé par UCY

Publié dans #Environnement-écologie

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Commenter cet article

JGD 29/05/2020 20:29

Un sujet sérieux traité avec de la légèreté et de la poésie : ça fait du bien ! Merci pour cette bouffée "d'air mare un" !