Silvia Ostertag, Rin'un Roshi, nous a quittés

Publié le 29 Mai 2011

Sources

N°16 

avril/mai/juin 2011

 

Présenté par Monique Guillin

 

DA549.jpgSilvia  Ostertag

 

Indestructible

 

Que je vive ou meurs

Cela est parfaitement

indestructible.

 

Si, après ça, je cherche,

Cela, je ne le trouve pas.

 

Et, pourtant  cela respire

Juste maintenant

Calmement,

Expir

Inspir.

 

                                      «Silence Vivant » de Silvia Ostertag

 

Silvia  Ostertag,  Rin'un Roshi,  nous a quittés le mercredi 23 mars 2011. 

Elle enseignait  le zen et le jeu de gestes initiatiques en allemand et en français.

Silvia Ostertag est née en 1942 à Bâle. Musicienne, puis enseignante en Atemtherapie (thérapie par la respiration), elle a fondé le jeu de geste initiatique et est devenue maître zen de l'école Sanbo-Kyodan en 1994 après s'être formée auprès de Willigis Jäger. Elle dirigeait avec son mari la Bildungsstätte de Seeg en Allemagne, un Centre de méditation zen et de pratique artistique.

 

    D'après un article de Pierre Philippon 

Non, tu ne nous a pas quittés, Silvia ! Tu es là, dans le cœur de tous ceux qui t'ont rencontrée. Combien nombreux sont ceux qui, bloqués par une histoire douloureuse, par des traumatismes affectifs, psychologiques ou religieux, te doivent  leur libération : tu savais répondre à chacun de la manière appropriée ! Ton discernement ne faisait pas de catégories ; il n'était jamais non plus un jugement car ta morale n'était pas issue de principes appris à l'école ou à l'église, mais plutôt une éthique issue de l'expérience ! Tu ne croyais pas ! Tu savais ! Tu savais que la vie, chaque vie est précieuse, unique, et qu'il n'y a qu'une vie qui vit en tous et en chacun.  Tu savais que, comme l'a dit le grand maître So-zan, « Si le sage et l'ignorant sont évidemment différents l'un de l'autre, sur la voie ils sont un »...

  Combien se sont éveillés à eux-mêmes après une rencontre en tête à tête avec toi, Rin-un Roshi, dans   la belle et intime salle de dokusan, où maître zen, tu recevais tes élèves à Seeg, pour sonder leur degré de réalisation, et combien se sont sentis transformés après un moment  avec toi, Silvia, au cours d'un repas ou d'une rencontre fortuite. Tu as tant fait dans ta vie, qu'on aurait pu te croire pressée ; était-ce la prémonition de cette mort prématurée, ou simplement la conscience que « toutes choses passent vite, que vie et mort sont grandes » et que « nous devons être vigilants, ne pas être négligents, ne pas être distraits », comme cela nous est rappelé au début et à la fin de chaque sesshin ? C'est notamment dans ces retraites zen en silence, que ta profondeur, ton enthousiasme stimulant, ta clarté de vue et de transmission, ont fleuri et fait merveille ! Sans oublier ton humour !...

  Ton sens créatif a donné vie au Jeu de Gestes Initiatique selon Silvia Ostertag. Cette pratique du geste pur, que tu as élaborée à partir de gestes originels dont Rudolf Steiner avait retrouvé la trace dans le théâtre grec de l'Antiquité, donne accès à la relation entre le conscient et l'inconscient, et c'est aussi une voie artistique. Cantatrice, violoncelliste, tu étais une artiste... Oui, c'est cela, une artiste qui par sa vie, et  jusqu'à sa mort, nous a enseigné l'art de vivre. Merci  Silvia

 

 

Silence_vivant.jpg

Se calmer, trouver le silence, est pour nous quelque chose de si nécessaire et qui nous manque tellement que cela nous semble si difficile d'y arriver. Chacun aspire au silence, mais seulement un petit nombre le trouve. L'auteur invite dans ce livre à faire les premiers pas. Pour tous ceux qui veulent simplement commencer, mais aussi pour ceux qui ont déjà choisi l'assise en silence comme pratique régulière, ce recueil de textes offre une impulsion inspirante et précieuse.

Au fil des pages, riche de sa propre expérience, l'auteur accompagne et encourage le lecteur dans ses efforts et sa pratique. Par des accès toujours nouveaux, elle invite le lecteur à se mettre à l'écoute de l'insaisissable !

 Ce livre est un guide comme le fil d'Ariane qui a conduit Thésée à travers le labyrinthe. Il est comme un compas, un moyen à partir duquel on peut examiner si la direction du chemin est la bonne. Willigis Jäger

 

                                                                                                                      

Rédigé par UCY

Publié dans #Spiritualité-philosophie

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