Quelle santé
N°44 - décembre 2009
Revue présentée par Monique Guillin
Réchauffement climatique 39,2° C le matin
La terre s'embrase. Les experts annoncent des millions de réfugiés climatiques, la disparition des phoques et des ours polaires, des populations entières décimées par la sécheresse, les ouragans et les cyclones... Et passent sous silence l'impact du changement climatique sur la santé humaine.
« Les phénomènes météorologiques catastrophiques, les variations du climat qui perturbent l'approvisionnement en nourriture et en eau, les caractéristiques nouvelles de flambées de maladies infectieuses et les maladies émergentes liées à la modification des écosystèmes, sont autant d'éléments associés au réchauffement de la planète qui engendrent des risques pour la santé. » disent les experts du Forum humanitaire mondial.
Sous nos latitudes, l'une des conséquences tangibles est l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur. « Les personnes âgées sont celles qui courent le plus de risques de décéder d'un coup de chaleur et de problèmes cardio-vasculaires, rénaux, respiratoires et métaboliques » précise l'OMS.
Les experts prédisent des inondations hivernales plus nombreuses et des inondations côtières. Outre les noyades et les crises cardiaques, les maladies infectieuses risquent de se multiplier. Autre signe que le climat nous rend malade : l'apparition de maladies jusqu'alors tropicales véhiculées par des insectes ou des moustiques qui migrent vers le nord.
Allergies, maladies respiratoires et infectieuses dues à la pollution à l'ozone toucheront surtout les enfants (OMS) les personnes âgées et celles qui sont déjà fragiles.
Peut-on encore dévier la trajectoire ?
Tous les espoirs sont permis si tout le monde s'y met, les experts de santé et les politiques, en leur donnant les moyens... et les particuliers en devenant éco-citoyens (utilisation de produits biologiques, limitation des transports, privilégier la marche et le vélo permet de réduire les émissions de carbone, d'augmenter l'activité physique et de lutter par ricochet contre l'obésité, les maladies cardiaques et le cancer, réduire les traumatismes et décès liés aux accidents de la route, construction de maisons passives, récupération des eaux de pluie...), car ce qui est bon pour nous l'est aussi pour la Terre. On a trop souvent tendance à l'oublier.
Ne vous faites plus de bile !
Lorsque l'on mange beaucoup ou très gras, la vésicule biliaire se contracte pour libérer la bile qui permettra de digérer les graisses. La digestion est un phénomène qui commence avec la mastication. Les enzymes de la salive commencent à digérer les glucides. L'estomac secrète des sucs gastriques, de l'acide chlorhydrique et d'autres enzymes qui vont permettre de dégrader les sucres, les protéines et les graisses. Puis les aliments transformés transitent par le duodénum vers l'intestin grêle. Si une quantité excessive d'aliments arrive dans l'estomac, celui-ci augmente sa production de sucs gastriques et le pylore se referme. Les aliments sont coincés dans l'estomac d'où la sensation de pesanteur.
Vomir permet de se débarrasser de ce poids, une diète de 24h pour repartir du bon pied. Boire des tisanes de verveine, de badiane, de menthe, de romarin, de matricaire, de mélisse et d'anis. Alléger l'alimentation, éviter les crudités, la charcuterie, les confiseries.
Pour les lendemains, artichauts cuits à la vapeur, radis noir, gingembre frais, soupe de cresson, eaux minérales sulfatées, infusions de romarin, fenouil, gingembre, menthe ou mélisse en fin de repas, seront de bons alliés du foie et de la vésicule biliaire.
Ondes sortez du champ
« Les champs électriques et magnétiques de fréquence extrêmement basse (50/60 Hz) doivent être considérés comme un possible agent cancérogène pour l'homme. » Telle est la conclusion de Claude Brossard, dans son ouvrage « Comment se préserver des pollutions électromagnétiques ? » S'il est difficile d'être catégorique sur la nocivité à long terme des champs électromagnétiques, mieux vaut s'en méfier et s'en protéger. Le bon vieux principe de précaution est de rigueur.
Ces ondes sont émises par tous nos appareils électriques et leurs réseaux d'alimentation, et selon diverses études scientifiques (parfois contradictoires), peuvent altérer notre bien-être et notre santé et être responsables de centaines de leucémies infantiles chaque année dans le monde (rapport du Bio Initiative Working Group publié en 2007), de maladies respiratoires, troubles du sommeil, fatigue, irritabilité, stress, maladies... les problèmes de santé liés à la surexposition sont nombreux.
Débranchez ! Les experts, scientifiques, professionnels, tous sont unanimes : le B.a.-ba revient à se résoudre à... débrancher. Actionner l'interrupteur pour éteindre un appareil ne suffit pas car un champ magnétique persiste autour du câble d'alimentation sous tension. Un appareil nommé « interrupteur automatique de champs » ou « biorupteur », placé sur le tableau électrique, coupe la tension électrique dès que la lumière est éteinte... Pour avoir l'heure et la qualité du sommeil, se résoudre au réveil à pile.
Eloignez-vous ! La distance d'innocuité est de 3 à 4 mètres en ce qui concerne les boitiers Wi-fi. Quant aux ampoules fluocompactes, la polémique fait rage : économes, elles seraient pourtant nocives. Claude Brossard, bio-électricien assure qu'à 80 cm, elles deviennent inoffensives. L'essentiel est de ne pas en équiper sa lampe de bureau ou de chevet. La durée d'exposition est une donnée à prendre en considération quand on évoque les risques pour la santé.
Restez en prise avec la terre ! L'électricité bio, ça existe et repose sur quelques règles à connaître pour vivre sainement dans sa maison. D'abord la prise de terre qui a une fonction de sécurité par rapport aux risques l'électrocution et garantit la neutralisation des champs électriques. Sa qualité dépend de sa résistance - qui doit être suffisamment faible pour laisser passer le courant et assurer une bonne liaison à la terre - et de son emplacement loin des perturbations électriques.
La résistance varie selon la surface de contact entre le métal et la terre... Elle doit être enfouie à une profondeur d'environ un mètre pour être efficace par tous les temps.
Le réseau électrique étant le plus souvent encastré dans les murs, les cloisons, les planchers, les plafonds, maîtriser les champs électriques implique de tenir compte des matériaux... Enfin, on peut se protéger avec des boitiers « faradisés ». Pour le tableau électrique qui centralise le réseau de la maison on peut aussi installer un coffret faradisé.
Ondes : ne les laissez pas passer ! Plusieurs solutions pour se prémunir contre les fréquences radio et les ondes lorsqu'on vit à proximité d'un pylône électrique ou d'une antenne relais : à faire soi-même, le rideau suspendu fabriqué à partir d'un film métallique ou d'une couverture de survie à relier à la prise de terre... On peut trouver une large gamme de peintures et d'écrans tissés à propos desquels le site electromagnetique.com donne un très bon aperçu. Ces solutions protègent tant des basses que des hautes fréquences.