Satsang avec Micheline FLAK : Les biorythmes de la nature : les gunas ou comment aller vers l'équilibre ?

Publié le 3 Avril 2013

  « SANTE YOGA »

n° 126 / MARS 2012

 

SATSANG  avec Micheline FLAK

 

        Question :  

« J’ai l’humeur en forme de montagnes russes, tantôt aux anges, tantôt en déprime. Puis-je espérer du yoga qu’il me sorte de ces pics et de ces creux épuisants ? » 

 

       Réponse MF :  

« Nous sommes tous soumis à des oscillations qui s’exercent dans le cosmos aussi bien que dans notre environnement social. Votre psychisme y participe, pour le meilleur et pour le pire, selon les pensées positives ou négatives que vous entretenez.

 

En d’autres termes, de votre état de conscience dépend la manière dont vous réagissez aux bio-rythmes imposés par la nature.

Les yogis reconnaissent dans ces variations qui nous font passer du jour à la nuit, d’une saison à l’autre, de l’ancien au nouveau, une ronde où nos sensations elles aussi, se succèdent par paires d’opposés. Ces mouvements cycliques, inhérents à toute création sont appelés gunas. Ce sont des qualités de la nature qui, pour arriver à l’harmonie, doivent nous faire passer par des phases alternées, allant de la léthargie à l’excitabilité. 

  

Ces balancements se résolvent en un équilibre. C’est vers lui que vous tendez.

 Le yoga vous en donne les moyens, qui n’ont rien à voir avec une pilule miracle. 

 Les pratiques vont vous aider à surfer sur les vagues de votre mental.

Comprenez bien qu’on n’apprend pas à jouer d’un instrument en un jour. De la même manière, on s’entraîne au jeu des gunas en prenant le temps.

 

  Les exercices du yoga sont fondés sur le principe de l’alternance.

-  Ajustez-vous à l’enchaînement des poses et contreposes.

- Rééquilibrez par les techniques classiques, comme la respiration alternée, les courants complémentaires de ida et de pingala. 

-  Arrêtez-vous souvent pour ressentir le bien-être qui en découle.

- Apprenez à devenir témoin de vos états intérieurs et à ne pas entrer en conflit avec les courants de la vie.

L’amplitude de vos pics et de vos creux diminuera et vous verrez les troubles

de l’énergie qui vous affligent se résorber en douceur.

Vous serez proche de l’équanimité. »

 

      Proposé par Catherine Cuney

 

Pour aller plus loin  :

les trois gunas : 

Ce sont les trois qualités fondamentales de Prakriti, la nature Primordiale.

Elles sont très subtiles, ce sont les facteurs causals de la création ; sans elles pas de processus de vie !  On peut les définir par : 

 ·      Sattva : la stabilité, l'harmonie, la vertu. Sattva est léger, lumineux. Elle procure l'éveil, le développement de l'âme, apporte la joie. C'est le principe de l'intelligence. 

 ·   Rajas : la turbulence, le mouvement, la motivation et la passion. Rajas est égoïsme, elle conduit à la désintégration. Elle crée de la douleur et de la souffrance, des fluctuations émotionnelles (peur, désir, amour, haine). C'est le principe de l'énergie. 

 ·      Tamas : la lourdeur d'esprit, l'obscurité, l'inertie. Elle entrave et dissimule, c'est une force passive qui obstrue. Elle entraîne la dégénérescence et la mort. Elle confère l'illusion nous entraînant vers l'ignorance et l'attachement. C'est le principe de matérialisation.

Ces trois forces sont nécessaires dans les activités ordinaires mais possèdent également des implications spirituelles. Dans la manifestation les trois gunas se différencient, Sattva donne naissance au mental, Rajas génère la force vitale et Tamas engendre la forme et la substance à travers lesquelles le corps prend naissance.

Ida et Pingala : 

Ces courants d’énergie partent de la zone racine de notre corps et montent en un mouvement spiralé s’élevant de part et d’autre de la colonne vertébrale, pour aboutir respectivement dans la narine gauche (Idâ) et dans la narine droite (Pingalâ). Ils sont qualifiés de « lunaire » (Idâ) et de « solaire » (Pingalâ), leur élément symbolique étant respectivement l’eau et le feu. 

  Cette ascension spiralée (classiquement 3 tours et demi) permet un meilleur équilibre et une répartition plus harmonieuse de ces deux énergies complémentaires tout autour d’une nadi centrale, sise au cœur de la colonne : la nadi Sushumnâ, à la base de laquelle se trouve la Conscience Énergie Primordiale que l’on appelle Kundalini (l’enroulée, la lovée),  énergie assoupit qu’il s’agit d’activer, d’ "éveiller".

 

 

 

 

 

 

Rédigé par UCY

Publié dans #YOGA

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