Les différents visages de l'aromathérapie énergétique

Publié le 29 Octobre 2014

 

Plantes  &  santé 

N° 150  octobre 2014 

 

  

 

par Arnaud Lerch avec Sophie Bartczak 

 

L'aromathérapie connaît depuis quelques années une petite révolution.  

 

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Elle fait aujourd'hui une place grandissante au domaine de « l'énergétique », terme parapluie recouvrant un très large éventail de pratiques qui puisent leurs références dans les traditions les plus anciennes comme dans les recherches scientifiques les plus récentes.

 

 

Depuis les travaux pionniers de Jean Valnet, Pierre Franchomme, Daniel Pénoël ou Dominique Baudoux, qui ont su poser les bases scientifiques de ce qui est désormais reconnu comme « l'école française », les approches thérapeutiques se sont peu à peu diversifiées. Leur point commun est de considérer que les huiles essentielles (HE) ne se réduisent pas à un contenu moléculaire, mais sont aussi  une énergie et le véhicule d'informations, à savoir un ensemble d'odeurs, de vibrations ou de fréquences que la personne exposée reçoit.

 

Pour de nombreux thérapeutes travaillant dans le sillon de Philippe Mailhebiau, les HE sont aussi l'incarnation d'un génie aromatique propre qui tient compte de la mythologie de la plante, et des symboles qui la caractérisent. Ainsi, selon les auteurs ou les praticiens, le terme énergétique s'ancre tantôt dans les sciences dures (physique quantique, neurobiologie), tantôt dans la psychologie, tantôt dans les traditions ancestrales.

 

Des personnes au parcours aussi différents que Michel Odoul, fondateur de l'institut du shiatsu, ou le Dr Jean-Michel Beghin, professeur au Collège de médecines naturelles et informatives (CMNI), ont entamé un travail de rapprochement entre les classifications moléculaires et électriques des HE, et leurs dimensions énergétiques, selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise.


Michel Faucon, docteur en pharmacie, auteur du « Traité d'aromathérapie scientifique et médicinale » y travaille actuellement :

«... je cherche à mesurer l'effet des huiles sur les chakras et les points d’acupuncture d'une manière scientifique, et essaie par ailleurs de favoriser la mise en place d'études cliniques hospitalières, condition pour que l'aromathérapie, médecine complémentaire et informative, puisse faire son entrée à la faculté et à l'hôpital ».

 

                                                                                        

Des ponts entre Orient et occident

 

Les HE sont parfois classifiées selon leurs affinités avec les cinqplantes aromathérapie éléments (feu, terre, métal, eau, bois) de la médecine traditionnelle chinoise, le yin ou le yang et tel ou tel méridien.

Dans le cadre d'une approche psycho-spirituelle, le Dr Hervé Staub a notamment posé les bases de la colorthérapie à base d'HE. D'après lui, les plantes aromatiques s'imprègnent  des fréquences vibratoires correspondant aux teintes de leurs fleurs.

En les  combinant avec la fréquence vibratoire moléculaire de l'HE, on obtient une fréquence de résonance secondaire qu'on peut mettre en correspondance avec les couleurs et les différents centres énergétiques de la personne, ce qui va contribuer à les harmoniser... Il s'intéresse également, avec un nombre croissant de thérapeutes, à l'approche émotionnelle des huiles essentielles via l'olfaction.


Gilles Fournil a débuté ses recherches au cours des années 1990. Il met au point une méthode qu'il enseigne aujourd'hui :

« l'olfactothérapie sollicite un sens exceptionnel, l'odorat, qui emprunte un circuit neuronal différent des autres sens. Quand on respire une odeur, on passe directement à l'affectif sans passer par l'intellect et le cerveau gauche, qui peuvent parfois freiner le travail psychologique » explique-t-il. Associant dans sa méthode la tradition hindoue et le théorie des archétypes du psychologue Carl Jung, il utilise comme support les HE qu'ils considèrent comme archétypales, c'est à dire porteuses d'un type d'interrogation fondamentale sur soi.

 

Ainsi, l'aromathérapie bénéficie des fertilisations croisées des différentes disciplines et traditions. Espérons que ce travail de décloisonnement et de recherche permette de donner toute sa place à l'aromathérapie dans la médecine de demain.

 


 

  Revue présentée par Monique Guillin

 

 


Rédigé par UCY

Publié dans #Santé-alimentation -

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