LES CARNETS DU YOGA- septembre 2009

Publié le 17 Novembre 2009


LES CARNETS –septembre 2009 –n°279

Présentés par Denis Brossier

 

 

« Fais de toi ce que tu veux que le monde soit… »

( Guy TAÏEB médecin cardiologue, enseignant en faculté et à l’EFY Paris depuis la rentrée, professeur de yoga)

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Editorial : Transmission

 

Le dernier vendredi de mai lors de l’assemblée générale de la Fédération –FNEY- Andrée MAMAM a passé le relais après 17 ans de présidence.  Isabelle LARBEY-MORIN est devenue la septième présidente.

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La pensée du mois : « la plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le mystère des choses ». (Albert Einstein)

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Médias : Présentation du site Jiwa, www.jiwa.fr  site d’écoute de musique en ligne gratuit et légal. (accord passé avec les maisons de disques). 4 millions de titres en ligne.

Rappel d’autres sites :   www.deezer.com  et www.musicme.com  en français ainsi que www.imeem.com  avec un fond considérable mais en américain.

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Mourir à Bénarès  par Ysé Tardan-Masquelier

 

Les hindous orthodoxes croient volontiers que mourir à Bénarès ou du moins y faire incinérer son corps et disperser ses cendres dans le Gange assure une bonne réincarnation voire une libération du cycle des existences.

 

Un peu d’histoire 

 

 Bénarès s’est d’abord appelée Kashi :

« Kashi brille et illumine l’univers.

Kashi fait se lever l’aube de la libération pour tous les êtres

Grâce au don de sa sagesse. » ( Atharva Samhitâ V, 22, 4)

 

Bouddha a prononcé son premier discours, « Sermon des quatre vérités » à Sarnath à quelques kilomètres de Bénarès.

Les Jaîns rappellent que leur fondateur historique a vécu à Bénarès.

 

Bénarès sera aussi appelée Varanasi (en pali Baranasi)  à cause des rivières Varana au nord et Asi au sud.

L’empereur Ashoka ( IIIè siècle av JC ) converti au bouddhisme dote richement Sarnath en stûpa ( structure architecturale bouddhiste ou jaïna) et monastères mais il n’oublie pas sa voisine Kashi la brahmanique.

Kashi ne fait que croître et embellir atteignant son âge d’or au Vè et  VIè siècle de notre ère.  

Par la suite, devenue Bénarès, elle fut la cible des musulmans qui la dévastèrent au milieu du XIVè siècle et à la fin du XVè siècle.

Sous AKBAR, au XVI è siècle, qui voulait la paix religieuse, la ville retrouva son lustre. Elle s’affranchit du pouvoir central moghol au XVIIIè siècle.

 

Bénarès, la mystique 

Malgré son histoire tumultueuse Bénarès est restée continûment un centre d’études védiques et son rayonnement n’a cessé d’attirer des croyants et intellectuels du nord, de l’est et du sud-est de l’Asie.

Elle participe à la grande vague de bhakti qui affecte la vallée indo-gangétique à partir du XV è siècle.

Fait frappant, les grands saints de la région de Bénarès transcendent souvent les clivages entre hindous et musulmans.  Ainsi Râmânanda ( 1400-1470) prêche l’ouverture de l’hindouisme aux hors-castes, aux femmes et même aux musulmans.

Mais la figure emblématique d’un dialogue possible entre islam et hindouisme est Kâbir. Il apparaît comme le chef de file d’une lignée de mystiques mi-hindous, mi-musulmans voués à la dévotion la plus intense envers un Dieu invisible et inconcevable. Kâbir a vécu à Bénarès dans la deuxième moitié du XV è siècle.

A partir de l’époque d’Akbar ( 1556-1605)les brahmanes s’installent en nombre à Bénarès et y développent leurs écoles d’exégèse. C’est sous leur influence que Bénarès connaît une nouvelle renaissance au cours du XVIIIè siècle où les deux plus grands ghât (marches qui recouvrent le bord des cours d’eau en Inde) sont construits.

 

Au-delà de la mort la délivrance

L’antyeshthi, la « dernière offrande » est celle que l’hindou fait de lui-même après sa mort : après avoir accompli des sacrifices durant sa vie, c’est enfin son propre corps qu’il laisse mettre dans le feu après une dernière purification dans le Gange.

A Bénarès, ceux qui s’occupent de la crémation sont une très basse classe des intouchables, les Doms,  qui sont aussi très riches car il y a une véritable industrie de la mort : civière pour le défunt, bois pour le bûcher, offrandes rituelles etc...

 

 

Le fleuve

Féminines, les rivières sont des lignes d’énergie, des nadî qui courent sur le corps de la déesse-mère Inde. Toutes les rivières sont sacrées et le Veda les compare à l’aurore ou aux vaches car elles offrent un liquide nourricier.

Les populations qui vivent au bord de la rivière ont une véritable dévotion pour elle.  Gange, ô ma mère un roman qui se passe dans un village du Bihar en fournit un exemple.

 

Rédigé par Denis Brossier

Publié dans #YOGA

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