Le yoga et la douleur

Publié le 12 Novembre 2014

  Les carnets du yoga

n° 329 - septembre 2014

 

 « Peut-on atténuer la douleur grâce au yoga? »


Trois professeurs répondent :


Andrée Maman considère deux douleurs :

-                     La douleur psychologique, autrement dit le mal-être.

 A l'évidence, toute la philosophie du yoga atteste la possibilité d'acquérir une façon plus sereine d'affronter les aléas de la vie grâce à la pratique telle qu'elle est codifié, incluant le corps, le souffle et le mental de façon indissociable et en prônant une expérimentation, en plus d'une spéculation intellectuelle.

-                     La douleur physique.

Dans ce domaine, le yoga ne peut avoir un impact que dans la mesure où l'on aura acquis, grâce à la concentration, la possibilité de se dissocier de la douleur, de la voir en témoin, comme si elle ne nous concernait pas directement. Alors peut naître un état de grande sérénité, de grand calme en atténuant les symptômes. Pour autant, si la douleur a perdu de son intensité, il sera néanmoins indispensable d'en chercher la cause et de l'éradiquer.

 

Jean-Pierre Laffez précise :

 l'acceptation de la douleur, physique ou mentale est très personnelle, subjective et ne peut être évaluée.

Des codifications ont été mises en place pour tenter d'évaluer une douleur supportable, moyennement supportable, etc. Mais la personne qui souffre a souvent des difficultés à répondre. Considérer qu'un nourrisson éprouve de la douleur ou de la souffrance est très récent. Du moment qu'il ne s'exprimait pas, il ne souffrait pas !

Des méthodes, comme la sophrologie, envisagent avec succès de diminuer le seuil de perception de la douleur ; Inspirée du yoga, la concentration sans tension, le développement de l'attention, le prânâyâma peuvent aider à mieux supporter une douleur en ayant un « recul » par rapport à cet état.

 

Pour Marie-Claire Padailler :

la sensation de douleur varie selon les individus.

La douleur physique ou morale, c'est d'abord la regarder en face, l'accepter d'une certaine manière, pour l'éloigner et s'en détacher. La comprendre.

La pratique du yoga régulière est un excellent outil pour cheminer vers le détachement. Dans les deux cas, ce sera une pratique du yoga douce et consciente (âsanas, respirations, détentes, méditations), respectueuse de ses propres limites.

Pour les traumatismes physiques, les contractions isométriques (quand c'est possible) soulageront la douleur et fortifieront les zones blessées.

 

 


 

Présenté par Catherine Cuney

Rédigé par UCY

Publié dans #YOGA

Repost 0
Commenter cet article