Elixirs floraux , s'ouvrir à la mondialisation

Publié le 5 Octobre 2012

 

Plantes  &  santé

N° 126  Juillet-août 2012

 

d'après un article de Christine Saramito  

L'engouement pour les élixirs floraux ne cesse de grandir. Après les Deva* venus enrichir la gamme d'origine des fleurs de Bach, voici que l'Europe découvre les élixirs venus du bush australien, d'Afrique du Sud, de l'Himalaya, des Bermudes, ou d'Alaska. Petit tour du monde de ces nouveaux messagers fleuris. Et subtils...

 LotusRougeDetoure

Lotus rouge 

             Mondialisation dite « inévitable » ? Effet logique du rétrécissement de la planète ? Commerce ou magie du monde ?... En quelques années, la famille des élixirs floraux s'est élargie à de lointains cousins. Et cela ne va pas sans poser quelques questions. Dont une première, légitime, en ces temps de sensibilité écologique, solidaire et éthique : est-il bien nécessaire de chercher au bout du monde ce qu'on peut trouver en bas de chez soi ? Car des centaines de préparation venues de partout, viennent désormais affiner les 38 propositions d' "état d'être" et émotions que le docteur Bach avait identifiées et proposées à partir de son travail dans la campagne anglaise entre les deux guerres...

    Quelques grammes de fleur

 Une première réponse apaise. « Pour préparer un élixir, il ne faut que quelques grammes de fleur, voire parfois rien du tout ! On se contente alors de passer la fiole et l'eau au-dessus de la fleur qu'il n'est pas toujours nécessaire de cueillir. Dans tous les cas, il n'y a jamais besoin de kilos de fleurs comme pour l'aromathérapie et ça reste respectueux de chacun et des territoires », témoigne Alain Tardif, naturopathe, préparateur et auteur d'ouvrages sur les élixirs notamment.

 Reste que l'empreinte carbone n'est pas le seul lieu de débat entre les spécialistes. « La nature est généreuse et on peut imaginer qu'elle pourvoie à tous nos besoins, près de chez nous. Plutôt que de succomber à la mode du nouveau ou de l'exotisme, il faut se poser les bonnes questions ! Prendre un élixir suppose tout un travail sur soi, une recherche, une attention. Alors telle ou telle préparation ? Tout dépend. De soi, du thérapeute, du préparateur, de ce qui vibre », résume Philippe Deroide. Lequel n'a sûrement pas choisi par hasard le label de Deva* pour ses élixirs venus compléter le travail du docteur Bach.

    Les fleurs décident  

Peggy Rada, qui a étudié l'évolution des élixirs confirme : le mercantilisme serait loin d'être la seule raison de prolifération des élixirs. « Ce ne sont pas les humains qui ont cherché les fleurs, mais les fleurs qui ont décidé de délivrer de nouveaux messages ! Il fallait que les consciences soient prêtent à entendre »... De fait, après une quarantaine d'années réservées aux fleurs de Bach, c'est à la fin des années soixante-dix que les nouveaux élixirs commencent à apparaître simultanément et partout dans le monde.                                                                         

D'abord les Etats-Unis, mais aussi en Australie, au Canada, en France ou en Alaska. Hasard ou nécessité ? Comme si une conscience collective émergeait, avec ses questions mais aussi avec ses réponses appropriées venues d'une nature compréhensive et adaptée à l'époque. Une nature s'adressant à des « passeurs éclairés »...

    Nouvelles angoisses mais autre conscience

Subtiles, les fleurs ont su actualiser leurs messages... Devenue spécialiste des élixirs lointains, Peggy Rada est frappée par cinq grands thèmes qui dominent les préoccupations rencontrées en général dans les nouveaux élixirs : « le changement, la créativité, la communication, la sexualité et la spiritualité ». Des thèmes modernes qui supposent que l'énergie véhiculée par les fleurs rencontre celle de nos contemporains. Nadia Jacquemin, qui transmet les enseignements du naturopathe et homéopathe australien Ian White, a par exemple décliné les domaines du changement ou de la spiritualité à la lumière des fleurs du Bush, comme Sydney Rose, qui fait réaliser que nous sommes tous un et donne sécurité et paix ; mais aussi Slender Rice Flower, fleur de l'unité qui traite la haine raciale et le chauvinisme. Ou encore Lotus rouge, utilisé depuis des millénaires par les Aborigènes, qui aide à « intégrer le vécu spirituel dans la matière ». Reste qu'ailleurs aussi, comme dans l'Himalaya, terres hautement chargées de spiritualité, d'autres fleurs ont parlé...

    Forces telluriques

 L'énergie des fleurs viendrait aussi de leur localisation géographique et de messages particuliers à fournir. Et c'est en Amérique latine par exemple, terre longtemps secouée par les dictatures et les guerres civiles, que les fleurs ont donné un remède particulièrement efficace pour le « pardon »... Ailleurs, on rappelle volontiers que l'efficacité d'une essence florale est  influencée par la puissance cosmo-tellurique du lieu. Ce qui est le cas notamment pour l'Afrique du Sud où de nombreuses fleurs  viennent de la montagne de la Table, près du Cap, où se rejoignent toutes les lignes telluriques de force du continent.

 Reste que la variété dit bien la générosité de la Nature et sa créativité, comme la nôtre, potentiellement. «On n'aurait jamais connu la route des épices si l'on avait voulu se cantonner à son petit jardin !» remarque Alain Tardif. Le monde des élixirs floraux, nous invite à cette ouverture... sans passeport ni visa.                                                               *Les devas, dans la tradition védique, constituent un monde parallèle constitué d'anges et d'esprits élémentaux qui protègent le monde minéral, animal et végétal, et travaillent avec l'humanité, offrant amour inconditionnel et conseils à quiconque est prêt à écouter. Ils informent sur un état et aident à passer à d'autres cycles de conscience. Dans ces conditions, difficile d'imaginer les devas qui ne s'adresseraient qu'aux Français voire aux Européens ! On perdrait alors la logique de l'univers des fleurs. Car « un élixir est une eau dans laquelle on a transféré le taux vibratoire d'une fleur. Un univers de médecine quantique, d'information, là où le temps et l'espace n'ont pas cours », précise Philippe Deroide. 

 

Revue présentée par Monique Guillin

 

                                                                           

                                            

 

 

 

Rédigé par UCY

Publié dans #Santé-alimentation -

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