Médicaments, la roulette russe

Publié le 28 Août 2009

QUELLE SANTE - N° 38
mai 2009


par Denis Brossier


 

La première affaire -sans doute celle qui a eu le plus grand impact sur les esprits- a concerné le Distilbène. Ce médicament prescrit à des millions de femmes dans le monde à partir des années 50 pour réduire le risque de fausse couche était un poison exposant le nourrisson à des risques de malformation. Il faudra trente ans pour admettre sa nocivité.

Puis il y a eu l'Isoméride, un coupe faim retiré de la vente en France en 97 qui pouvait, entre autre, provoquer de l'hypertension artérielle pulmonaire.

On s'est aperçu que le Staltor et le Cholstat, deux anti-cholestérol largement prescrits provoquaient de graves atteintes musculaires... et de nombreux décès.

Plus récemment il a fallu interdire le Vioxx, un anti-inflammatoire utilisé dans le traitement de l'arthrose qui a provoqué plus de 27000  accidents cardiaques entre 1999  et 2004.


Depuis, la liste n'a cessé de s'allonger au point que chaque mois de nouveaux médicaments défraient la chronique. Comment expliquer cette soudaine multiplication ?

On peut avancer deux raisons principales :


La première est financière. Le coût de développement est en constante augmentation et ce sont les études cliniques qui sont les plus onéreuses. Une partie d'entre elles sont remplacées par des études à partir de logiciels très sophistiqués de simulation. Un médicament reçoit l'autorisation de mise sur le marché (AMM) avant que l'on ne dispose d'un recul suffisant.


La seconde explication est plus fondamentale. Le médicament doit être correctement métabolisé avant d'être éliminé par l'organisme or nous sommes loin d'avoir tous un foie et deux reins à l'optimum de l'efficacité souhaitée.

Ces deux organes sont les plus sollicités, il convient donc d'être attentif à la rubrique des effets indésirables sur la notice et de faire un travail sur le foie et les reins :

 

  • Pour le foie on conseillera certaines plantes parmi lesquelles l'artichaut, la chicorée sauvage, l'olivier, le radis noir, le romarin, la sauge.

 

 

  • Pour les reins, l'aubier de tilleul, le bouleau, le cassis, le chiendent, le frêne, l'ortie, le genévrier, le pissenlit, le poireau ou le sureau.

 

Idéalement, il faut associer une plante drainante cutanée (comme la bardane) ou lymphatique (comme la vigne rouge).

Rédigé par UCY

Publié dans #Santé-alimentation -

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