QUELLE SANTE- avril 2009

Publié le 28 Août 2009

N°37
 avril  2009


par Denis Brossier



 

L'Europe brade la bio

dossier Hélène Binet


Le label AB appartenait au ministère de l'agriculture jusqu'au 1/1/2009. Depuis cette date, il est l'expression des exigences européennes. L'harmonisation au niveau européen est louable mais elle entraîne une baisse d'une bonne partie de nos exigences françaises.


Quant à l'étiquetage : il ya toujours obligation d'indiquer le lieu de production mais les labels nationaux doivent disparaître d'ici juillet 2010 au profit d'un logo européen. Vincent Perrot, délégué général de la FNAB, se félicite que de nouveaux produits tels que le vin, les plants, les semences ou les produits de l'aquaculture puissent bénéficier de la labellisation bio.


Les principes fondamentaux sont préservés : exclusion de pesticides chimiques, indépendance des systèmes de contrôle, rotation des cultures, lutte biologique, respect du bien-être animal.

Bruxelles lâche du lest sur les OGM en acceptant une contamination accidentelle par des cultures voisines à condition que les traces OGM soit inférieures à 0,9% du poids total.


Les agriculteurs biologiques ne sont pas obligés pour les volailles et les porcs de produire la nourriture sur leur exploitation- contre une obligation de 40% actuellement en France.


Mais surtout, le nouveau label bio baisse la garde sur les traitements vétérinaires allopathiques. Il concède 3 traitements antibiotiques par an.


La FNAB planche donc sur un nouveau cahier des charges français plus exigeant : une nouvelle marque sera proposée dès le 1/01/2010.


Suite au Grenelle de l'environnement, l'objectif est de consacrer 20% des surfaces agricoles utiles en bio d'ici 2020.Mais la France est très en retard en Europe. Elle ne consacre actuellement que 2% des surfaces au bio contre 4 à 5% de moyenne dans l'Union et 13% en Autriche championne d'Europe, et 9% en Italie.

Dans ce contexte, l'offre française de produits bio ne suffit pas et oblige les distributeurs à importer au moins 50% des produits bio consommés.

 

 

Rédigé par Denis Brossier

Publié dans #Santé-alimentation -

Repost 0
Commenter cet article