LES CARNETS DU YOGA- décembre 2008

Publié le 26 Août 2009

                          

n°272 décembre 2008

par Bernadette Guignot
 


Dans le numéro précédent, Ananda Ceballos a entrepris de nous « dévoiler » les six darshana. Ce mois-ci, elle nous présente la Dvaita Vedânta.

 

Ecole apparue au XIIIè siècle avec le saint, philosophe et théologien Madhva (1238-1317). Son œuvre inaugure une interprétation nouvelle du Védânta qui défie les règles de la tradition exégétique védâtique établies. Durant ses nombreux voyages, Madhva surprit des maîtres jaïns, bouddhistes ou védântins monistes par ses compétences dialectiques. Auteur de nombreux commentaires des Upanishad, de la Bhagavad Gitâ, des Brahma Sûtra et de la Bhâgavata Purâna ; il composa un traité indépendant l’Anuvyâkhyâna.

«  Sa pensée constitue une attaque délibérée à l’interprétation de l’Advaita Védânta de Shankara, que Madhva considérait comme un démon ».

« L’école dvaita se rattache au courant réaliste de la philosophie indienne car elle refuse l’idéalisme et les doctrines qui défendent plusieurs niveaux de réalité. L’univers, création divine, est réel et le sujet incarné (jîva) est tout aussi réel. Le terme « sujet » se réfère pour Madhva au concept de témoin ( saksin) .

« L’être humain est observateur de son propre soi et diffère simultanément de dieu et du monde. Ainsi, en opposition au monisme qui nie au « soi » une existence particulière, Madhva maintient que le « soi » doit être reconnu comme une entité réelle et ceci dans tous ces états (veille, rêve et sommeil profond). »

« Comparée à la vaste littérature sur l’Advaita, la version réaliste du Dvaita  de Madhva n’a pas eu une grande résonnance dans les annales de la pensée indienne.


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Entretiens avec Gisèle SIGUIER-SAUNIER

 

(Gisele SIGUIER-SAUNIER donne des cours sur les traditions de l’Inde et sur la Bhagavad-Gîtâ aux écoles de Yoga de Paris, de Lille, du Sud-Est et de Lyon. A suivi des études de philosophie, fait son mémoire de maîtrise sur la Bhagavad-Gîtâ. Elle est titulaire d’un DEA d’anthropologie religieuse).

Elle va publier prochainement deux ouvrages importants pour les pratiquants de yoga.

La voie de l’acte juste. La Bhagavad-Gîtâ aux éditions Pocket : traduction ancienne passée dans le domaine public (celle d‘Emile Sénart) qui est parmi celles des plus récente et « élégante ». C’est la version intégrale tout en restant dans le contexte historique et culturel.

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"Ta seule richesse est ce que tu peux partager.
Et plus tu partages, plus tu es riche et plus l’autre est riche…"
François Roux

Rédigé par Denis Brossier

Publié dans #YOGA

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