LES CARNETS DU YOGA-novembre 2008

Publié le 23 Août 2009

N° 271 novembre 2008

par Denis Brossier 

 

Entre le Xèet le XIIIè siècles se développèrent en Inde trois écoles théistes vedântiques. Elles sont vishnouïtes en ce qu’elles assimilent la réalité absolue des Upanishad au dieu Vishnou.


Vishistâdvaita
vedânta : C’est l’école représentée par Râmânuja qui signifie « monisme mitigé » ou « non –dualisme qualifié »

Râmânuja vécut de 1077 à 1157 et serait né au sud est de l’Inde. Ce fut un ascète errant qui voyagea dans toute l’inde.

L’ssentiel de sa pensée se base sur deux doctrines :théisme et réalisme.

D’une part le Brahman devient un dieu personnel, moralement parfait. D’autre part , en opposition à Shankara, il affirme que la manifestation n’est pas illusoire. Création et créateur sont identiques, le monde est le corps de Brahman. La puissance créatrice (mâya est un « jeu » et un « art » divins). A la place de la pure connaissance comme moyen de délivrance il affirme l’amour divin comme voie de salut. Il affirme l’unité sans négliger la réalité de multiplicité.


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Conversation avec Gloria Origgi

 
(Gloria Origgi, philosophe et écrivain est représentante du nouvel humanisme (1). Elle travaille au CNRS.)


Ce qu’il y avait de décevant dans la philosophie c’est qu’elle semblait réfléchir toute seule sans prendre en compte la connaissance scientifique de l’après-guerre à propos de ce que l’être humain peut ou ne peut pas faire.

Bien sûr il ne s’agit pas de nier la spécificité des différentes cultures mais de voir depuis les années 50 ce que  les sciences cognitives plus récemment les neurosciences ont apporté de compréhension des liens entre l’organisme et les actions de haut niveau.


Par exemple, alors que depuis 20 ans on a plutôt vu que l’opposition masculin/féminin était une construction de la société, les sciences cognitives ont découvert que certaines différences de genre sont enracinées dans la différence biologique de sexe. (cf. le livre de Carl Gilligan : »In a different voice »)


Mon approche s’intègre dans la mouvance qu’on appelle actuellement la « troisième culture », ce nouveau mélange entre sciences naturelles et sciences humaines.

Je me suis intéressée aux concepts qui définissent notre relation avec les autres. Mais je n’ai jamais voulu négliger l’expérience individuelle. J’ai toujours souhaité maintenir la multiplicité des regards sur le monde, pensant que dans n’importe quel domaine de recherche les réponses ne sont pas définitives.

J’ai commencé le yoga assez récemment et je pense que l’on arrive à la compréhension en lâchant prise, avec une certaine passivité. Il me semble que pour ne pas être traumatisé par la vie il faut être prêt à se laisser traverser par tous les changements de l’existence. Les femmes sont peut-être un peu avantagées par le fait que notre corps vit des transformations tellement impressionnantes : (hormonales, physiques, grossesses) qu’elles nous obligent à ce travail d’ouverture.

Après des études très « androgynes » j’ai compris que mon regard sur le monde était profondément féminin.



(1)   Les idées générales du nouvel humanisme sont décrites dans le "Document du Mouvement Humaniste". Les principes du nouvel humanisme :1.  l'être humain : valeur et préoccupation centrale, 2. l'affirmation de l'égalité de tous les êtres humains, 3. la reconnaissance de la diversité personnelle et culturelle, 4. la tendance au développement de la connaissance au delà de ce qui est accepté comme vérité absolue, 5. l'affirmation de la liberté d'idée et de croyance, 6. le rejet de la violence. (http://mouvementhumaniste.fr/)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Rédigé par Denis Brossier

Publié dans #YOGA

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