Yoga : Activité intense contre activité douce

Publié le 1 Novembre 2017

  1. journal du yoga
  1. N° 187 – octobre 2017

 

Extrait : Chronique santé, Dr Lionel COUDRON

 

" L'étude dont je vais vous parler aujourd'hui est particulièrement intéressante car elle nous montre pourquoi et comment un cours de yoga peut, tout en étant relativement doux, mais avec des phases plus actives, être l'un des meilleurs moyens pour être en forme sur le plan métabolique et musculaire ".

 

Vous savez qu'il a été démontré depuis de nombreuses décennies, qu'une activité sportive régulière et intense améliore notre santé cardiaque, musculaire et métabolique. Cette intensité doit être telle que notre cœur doit battre à une fréquence d'au moins 70 % de sa capacité maximale. Cela correspond à un effort d'approximativement 500 Watts, équivalent à 45 minutes 3 fois par semaine.

Cela a entraîné des générations de joggeurs dégoulinant de sueurs, de cyclistes ou de rameurs en appartement, une serviette autour du cou. De « Il faut souffrir pour être beau », on était passés à « Il faut souffrir pour être en bonne santé ».

Pourtant, les postures de yoga (il n'est pas question de yoga fitness) nous montrent que des séances comportant seulement quelques exercices intenses, avec étirements doux et mouvements d'équilibre nous permettent d'entretenir notre santé dans de bien meilleures conditions.

 

L'étude parue en 2007 dans le journal PLOS nous permet de mieux comprendre ce qu'il en est. Les auteurs, Gillen JB et Martin BJ ont comparé 3 groupes d'hommes jeunes (moyenne d'âge 27 ans) tous sédentaires. Ils ont mesuré l'évolution de quelques paramètres de santé et l'amélioration de la capacité à produire de l'énergie dans leurs muscles par le biais de l'activité des mitochondries.

Le 1er groupe ne faisait rien.

Le 2e faisait 45 minutes de vélo à 70 % de leur capacité cardiaque maximale (500 watts) après un échauffement de 2 minutes.

Et enfin, le 3e faisait, après un échauffement, 20 secondes de sprint à 500 watts 2 fois puis 3 minutes à 50 watts. Et ce, 3 fois par semaine pendant 12 semaines. L'amélioration (+ 20 %) de tous les paramètres mesurés était la même pour chacun des 2 groupes actifs.

 

Cette étude me paraît tout à fait expliquer pourquoi une pratique de yoga comportant des exercices doux, puis une salutation au soleil d'une minute, puis des postures douces à nouveau d'étirement avec d'autres postures plus intenses dispersées au sein d'une heure de pratique est particulièrement efficace sans avoir besoin de suer à grosses gouttes.

Vous pouvez extrapoler cet effet à une pratique de 10 minutes trois fois par semaine composée de salutation au soleil, d'un pranayama et d'une méditation.

 

Présenté par Catherine Cuney

 

Pour aller plus loin :

www.idyt.com

                                                                            

Rédigé par UCY

Publié dans #YOGA

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