Le rooibos : les secrets d’un terroir

Publié le 25 Avril 2017

 

Plantes et Santé

Avril 2017 N°178

D’après un article de Chloe Goudenhooft

Le rooibos est un petit arbuste (il ressemble à un genêt) qui ne pousse qu’en Afrique du sud. Il se plait dans les terres rocailleuses des montagnes sud - africaines du Cederberg ; il prospère dans un climat chaud et sec.

Une exploitation récente

Sans caféine ni théine, le rooibos, appelé aussi « thé rouge », est riche en antioxydants, protège le foie, et contribue à réduire les inflammations. Les antioxydants protègent les cellules de l’organisme contre les méfaits du stress oxydatif lequel est notamment associé au cancer, aux maladies dégénératives aux troubles cardiovasculaires et au vieillissement cérébral. Les sud- africains dégustent cette boisson comme n’importe quel thé. Pourtant la production de la plante était marginale jusque dans les années 1930. C’est grâce à la curiosité d’un médecin botaniste que cet arbuste a acquis une célébrité mondiale et suscite l’intérêt des scientifiques depuis 1960.

L’histoire de la plante

C’est le docteur Peter Le Fras Nortier qui a découvert le secret de la germination des graines du rooibos. La plante a une graine à coque dure ce qui rend sa culture difficile. Le docteur a mis au point une méthode consistant à « frotter » la coquille ce qui a permis d’augmenter le taux de germination et de rendre possible la culture du rooibos ; cette méthode de scarification mécanique prévaut toujours.

La culture

Les graines sont plantées dans des pépinières en février et mars ; puis après les premières pluies en juin juillet, les petits arbustes sont plantés dans les champs ; le feuilles (en forme d’aiguilles) seront coupées pour la première fois environ 18 mois après la plantation ; un arbuste qui vit 6 ans en moyenne sera récolté 3 à 5 fois de janvier à avril. Le rooibos subit alors le processus de transformation d’oxydation enzymatique qui lui donne sa couleur brique.

Une fois les feuilles arrosées pour atteindre 60% d’humidité, les tas sont aérés et écrasés par un tracteur spécialement conçu : cette action combinée à l’humidité et à la chaleur déclenche le fameux processus d’oxydation. Devenu rouge le rooibos est étalé au sol, aéré et séché au soleil.

Pour finir, les feuilles oxydées sont tamisées, traitées à la vapeur. Le produit est ensuite mis en sac pour la distribution nationale et internationale.

Le rooibos vert

Il existe aussi un rooibos vert qui ne subit pas d’oxydation et dont le pouvoir antioxydant et anticancérigène serait plus intéressant que celui de son homologue rouge.

Le consommateur choisira un rooibos de qualité car il a plus de saveur qu’un rooibos de qualité inférieure mais aura aussi une plus forte teneur en composés phénoliques et donc en antioxydants.

 

Proposé par Christiane Delabre

 

 

Rédigé par UCY

Publié dans #Santé-alimentation -

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