Surmonter la déception

Publié le 22 Février 2017

Plantes et Santé

N°176 - février 2017

 

D’après un article d’Agnès Rogelet, avec Monique Jacquillet conseillère en élixirs floraux.

 

Il faut accepter les déceptions passagères, mais conserver l’espoir pour l’éternité.

Martin Luther King

 

Contrairement à l’insatisfaction, la déception concerne un souhait qui s’est réalisé. Sauf que celui-ci n’est pas à la hauteur de nos attentes !

Nos vies sont émaillées de ces moments d’amertume et nous les surmontons tant bien que mal, ayant appris dès le plus jeune âge que tous nos désirs ne sauraient être satisfaits. Mais plus l’investissement affectif est grand, plus cette phase qui s’installe entre moment de l’illusion et celui de la résignation peut se révéler difficile à dépasser. Les chagrins d’amour l’illustrent bien. Colère, tristesse, sentiment d’avoir été trahi, abattement, voire dépression… La gamme émotionnelle qui accompagne une déception est large ; avoir le réflexe de prendre un élixir floral quand la souffrance est trop vive ou qu’elle persiste peut alors aider à relever la tête.

Qu’elle concerne une note à un examen ou l’attitude inattendue d’un ami, la déception laisse une sensation d’impuissance. C’est notre idéal plus ou moins conscient qui s’effondre.

 

Ne pas nier sa souffrance

Relativisons notre état d’âme. Les événements qui l’engendrent ne remettent pas en cause notre valeur intrinsèque… Pour autant, on ne se relève pas d’une déception en faisant comme si tout allait bien. Se changer les idées aide à avancer à condition de ne pas nier sa souffrance. Telle l’aigremoine, fleur solitaire qui pousse près des routes passantes, les pseudo-joviaux qui s’étourdissent dans une multitude d’activités trouveront un temps d’inspection salutaire grâce à cet élixir floral.

Sentiment de trahison, culpabilité… c’est l’estime de soi qui est touchée lorsque nos attentes ne sont pas satisfaites. L’angoisse d’abandon, notion chère à la psychanalyse, peut expliquer ce mal-être. Elle renvoie à la peur de la solitude que nous avons éprouvés enfants, lorsque nos parents ne pouvaient pas toujours être présents. Nous cherchons alors à combler ce sentiment de vide ; ainsi, il y a chez certains une soif de perfection qui les expose inévitablement à être déçus… qui rappellent l’importance d’écouter ses émotions… et de ne plus mettre la barre trop haut afin, inconsciemment, de se sentir aimé.

 

Retrouver l’équilibre

La déception ne doit pas conduire à la méfiance systématique envers les autres. Elle fait parfois sortir de leurs gonds les colériques. Mais quand cette colère renvoie à une anxiété plus profonde en relation avec une blessure narcissique, prendre l’élixir de houx jusqu’à atteindre l’apaisement ouvre à l’amour universel, selon le Dr Bach ; cela protège contre soi-même et, à l’image du parfum de la fleur au printemps apporte de la douceur.

Si nous voulons éviter à l’avenir d’autres déconvenues, tirons-en des leçons. Là encore, une autre fleur de Bach montre l’exemple : la gnavelle annuelle, ou scléranthe. Ses tiges, ses feuilles et ses fleurs s’entremêlent et elle pousse sans direction ni but apparent. Il faut se mettre au ras du sol pour repérer cette petite fleur, et d’ailleurs, les personnes auxquelles profite son élixir sont limitées dans leur vision ; en réharmonisant les hémisphères droit et gauche du cerveau, ce dernier redonne un équilibre aux éternels insatisfaits.

Les personnes qui enchaînent les déceptions sentimentales cherchent aussi à ne pas reproduire les mêmes erreurs… Mais pour retrouver plus d’autonomie et éviter de se réfugier dans des idéaux inaccessibles, l’élixir de noyer s’impose. Avec sa double fonction de brise-lien et de protection, il libère des anciens schémas et développe l’adaptabilité ; tout comme l’ajonc, autre fleur anti-désespoir qui continue de s’épanouir durant les gelées d’hiver, gardons-nous d’adopter la devise « à quoi bon ? » par provocation ou par dépit. Car en nous offrant l’occasion de réajuster nos attentes, la déception peut être constructive !

 

Offrez-vous une synergie !

Pour rebondir suite au sentiment de perte qu’engendre une déception, trois fleurs de Bach peuvent agir en synergie.

L’élixir d’étoile de Bethléem console suite à une mauvaise nouvelle. Il débloque les émotions inexprimées quitte à remonter dans le temps pour en effacer les traces. L’élixir de noyer, lui permet de s’adapter au changement. Il compète parfaitement celui de chèvrefeuille, qui invite à vivre le présent au lieu de ressasser ses regrets.

 

A faire : Mettez 3 gouttes de chaque élixir dans un flacon à pipette de 30ml rempli d’eau de source et déposez 4 gouttes de cocktail sur la langue 4 fois par jour (notamment au lever et au coucher) ; en suivant la même posologie, vous pouvez aussi effectuer ce mélange dans un demi-verre d’eau. Comptez 3 semaines de traitement de fond.

 

Respirer positif

La pensée positive a du bon… elle aide à surmonter la peur d’être déçu en poussant à agir avec optimisme malgré les déconvenues. Mais cette approche est critiquée quand elle conduit à nier les émotions inconfortables qu’on ressent… Face à une déception, essayons donc d’associer :

La pleine conscience : observez vos pensées et vos sensations physiques (larmes, chaleur, picotements…), pendant qu’on accueille son insatisfaction, on cesse de désirer ce qui l’a provoquée.

La pensée positive : profitez de la vie, regardez des comédies… accrochez-vous à ce qui réjouit et troquez systématiquement les images négatives qui vous traversent l’esprit contre des visions agréables.

Le sourire : forcez-vous à faire des mimiques et des gestes positifs, comme ouvrir grand les bras.

La respiration : inspirez sur 10 secondes et expirez sur 10 secondes durant 3 minutes. Puis, continuez en recrutant une émotion positive. Pour cela, associez par exemple votre colère à l’image d’une situation qui vous inspire de la compassion (la cause des migrants, la préservation des ours polaires…)

 

Proposé par Dominique Bart

 

 

Rédigé par UCY

Publié dans #Santé-alimentation -

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