Rudraksha, les graines de la paix intérieure

Publié le 12 Octobre 2016

Rudraksha, les graines de la paix intérieure

        

Plantes  &  santé

N° 171 - septembre 2016

 

En Inde, hindouistes et bouddhistes portent autour du cou des mâlâs, sorte de chapelets confectionnés à partir de graines du Rudraksha. Selon les croyances, ces graines symbolisent les larmes de la divinité Shiva et auraient des vertus spirituelles. En plus de ses nombreuses propriétés, elles procureraient en effet harmonisation et paix intérieure. A tel point que même la science commence à s'y intéresser.

                                   

d'après un article de Christine Saramito

 

L’Occident a toujours aimé s'inspirer de l'Orient.

Ainsi, vers le VIème siècle, les moines chrétiens ont emprunté aux hindous l'idée d'enfiler des graines percées pour en faire des chapelets, ce que ces derniers faisaient déjà depuis plusieurs siècles. Aujourd'hui, l'engouement pour les chapelets indiens, dits mâlâ, grandit. Ceux qui pratiquent la méditation, le yoga ou les voyageurs de retour d'Asie en portent volontiers à leur cou. Parfois au point d'avoir déboursé des sommes importantes pour un mâlâ rare...

 

Le mot Rudraksha est peu connu en Europe.

Et pour cause : pour pousser, l' Elaeocarpus angustifolius a besoin d'un climat tropical ou subtropical, même s'il pousse exceptionnellement dans l'Himalaya. On en trouve donc en Asie, en Indonésie, mais aussi à Hawaï, en Nouvelle-Calédonie ou en Australie. Pouvant mesurer jusqu'à 30 mètres de haut, il donne, à partir de l'âge minimum de 6 ans, des petits fruits bleus dont on extrait une graine. Séchée, cette graine a une couleur marron, elle est protéiforme, composée d'une à vingt-et-une facettes -dites mukhis-, mais le plus souvent présentant cinq faces associées aux cinq sens.

 

Le mot Rudraksha se traduit par « larme de Shiva ». 

En sanskrit, « Draska » signifiant « larme tandis que « Rudra » est l'un des visages du très multiple Shiva. On raconte que Shiva a médité mille ans, à la demande des autres Dieux, pour trouver une arme « contre tous les obstacles », que de cette méditation des larmes jaillirent pour donner les graines du Rudraksha une fois tombées au sol. Des exégètes ont expliqué que la méditation de Shiva avait abouti à l'ouverture du troisième œil (ajna chakra) qui permet d'aller au-delà des illusions (maya)... Dans la multitude de ses appellations, Shiva est parfois nommé Nilakantha, qui signifie « gorge d'un bleu profond », en référence à une énorme quantité de graines de Rudraksha qu'il aurait avalé pour sauver le monde.

 

Équilibre et paix intérieure :

dans les temples, des mâlâs de Rudraksha entourent les représentations de déités. Mais les mahatmas et les maîtres vivant en portent aussi : Gandhi hier, le dalaï-lama et Amma aujourd'hui. Autour du cou le plus souvent, ils l'arborent aussi en permanence aux poignets, à la taille, à l'oreille, voire sur la tête ! De longueurs variables, selon un nombre toujours symbolique de graines (24, 54 ou 108, auxquelles on ajoute la perle du « gourou », plus rare et parfois chère), les mâlâs accompagnent souvent la récitation de mantras, prières ou intentions... Un très ancien texte sacré précise que celui qui porte du Rudraksha accédera à la libération, qu'il ait la foi ou non. L'ayurvéda utilise aussi écorce, fruits ou feuilles du Rudraksha contre de multiples maux (en décoction, huile ou poudre).

 

« La science a confirmé récemment 

que le port du mâlâ de Rudraksha  a des effets évidents sur la circulation des énergies. 

Notamment en cas de stress effréné, voire d'excès d'ondes électromagnétiques ». 

Des tests ont démontré que les perles peuvent créer des impulsions électriques spécifiques et changer le champ magnétique, le tout variant selon le nombre de facettes de la graine !

Ainsi, explique le docteur Nibodhi Haas, « lorsque les graines sont placées par exemple au niveau du cœur, il y a stabilisation des battements cardiaques. Tel un aimant, elles agissent sur le principe de polarité dynamique en usant d'une force équilibrante ». En outre, portées à même la peau, les perles libèrent des ions négatifs qui influencent le système neuronal. Ce dernier déclencherait alors la production de certaines hormones (sérotonine, dopamine) qui contrôlent l'humeur et certaines émotions.

 

     Revue présentée par Monique Guillin

 

 

 

Rédigé par UCY

Publié dans #YOGA

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