Etre dans le 'flow' du temps

Publié le 13 Avril 2016

Le journal du yoga

Mars 2016 N°170

 

« La vie n’est pas trop courte, c’est nous qui la perdons »

disait Sénèque en 49 après J.-C.

 

D’après un article de Pauline Lorenceau avec Eva Ruchpaul, Marc-Alain Descamps et Thierry Thévenin.

 

Pour Eva Ruchpaul l’alternance entre l’action et le « ne rien faire » apprise avec le hatha yoga, est un des secrets qui fait arriver la chance. Tout ce qu’il vous est arrivé d’important s’est produit pendant que vous ne faisiez rien. Faites proprement ce que vous avez à faire, soyez bon et rapide et ensuite soyez content d’être bon à rien.

Ne vous faites pas un ennemi du temps et créez la place à la chance dans votre vie.

 

Marc-Alain Descamps nous rappelle que du temps nous en avons de moins en moins au fil de la vie. Dans la vieillesse on n’a plus le temps ; le temps est parti, s’est évanoui, s’est volatilisé. Toute vie évolue vers la mort. Et moi aussi, j’évolue sans cesse ; mes idées se succèdent et mes opinions aussi, ainsi que mes goûts, mes envies et mes besoins.

Le temps passe et ne revient plus. Tout est dans l’instant présent qui change sans cesse ; le yoga permet de vivre chaque instant avec intensité et en pleine conscience.

Quand nous entrons dans un exercice de yoga tout commence à se calmer dans l’immobilité. A l’intérieur de moi je vis chaque instant l’un après l’autre. Un avec moi-même j’arrête de fabriquer le temps. C’est la succession de mes sensations, images, idées et désirs qui l’engendre et le constitue.

Puis j’arrive au centre de mon être : un point de conscience absolue d’une densité exceptionnelle. Le toujours présent est indestructible ; je fais l’expérience de l’éternité. Je sais désormais que sous la couche des apparences se trouve la présence de l’éternité et que je peux la retrouver et en faire l’expérience à chaque fois que je le désire.

 

Thierry Thévenin parle du temps des plantes :

En 1939 Henry David Thoreau a dit « la nature ne se hâte pas, ses révolutions suivent un cours régulier. Le bourgeon se gonfle imperceptiblement, sans hâte ni désordre, comme si les courtes journées du printemps étaient une éternité ».

Cette phrase illustre l’abîme qui sépare le temps du monde végétal de celui du monde animal et de celui de l’humanité.

La simple fréquentation des plantes des arbres des jardins est un antidote puissant et précieux pour faire face à l’agitation extrême et délétère qui envahit chaque année, chaque jour davantage nos vies.

Semer, attendre des jours et des semaines les premiers germes de pois, les feuilles, les vrilles … Reprenons le temps des plantes, elles apaiseront nos âmes tourmentées.

Thierry Thévenin est un paysan-herboriste, porte-parole du syndicat des Simples.

www.herbesdevie.com 

 

proposé par Christiane Delabre

Rédigé par UCY

Publié dans #Spiritualité-philosophie

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