« Psoas, muscle de l'inconscient »

Publié le 24 Février 2016

Le journal du yoga

N° 161 – mai 2015

 

D'après un article de Lucile DE LA REBERDIERE cahier santé yoga, rubrique « Yogathérapie»

 

«Le psoas est un muscle allongé et fusiforme, logé dans les souterrains de l'abdomen, derrière les couches d'abdominaux, les viscères et les organes génitaux.

Nous en possédons deux, s'accrochant de part et d'autre de la colonne, au niveau de la 12è vertèbre dorsale et des quatre premières vertèbres lombaires. Il se termine dans le pli de l'aine, au niveau du petit trochanter, en un tendon commun avec le muscle iliaque, qui est lui plutôt large et plat. Souvent associés en un seul et même muscle, le psoas et l'iliaque forment un ensemble puissant car c'est le plus fléchisseur de la cuisse et du bassin.

Situé au cœur même du squelette et de son centre de gravité, le psoas n'est rien de moins que ce qui relie vos jambes à votre tronc.

Il contribue à l'équilibre, à la station debout et à la marche. Rien que ça !

Cette zone du corps très innervée, avec le passage du nerf fémoral, est gorgée de sang, voilà pourquoi on appelle le psoas « muscle poubelle » car il draine les toxines alimentaires provenant de notre système digestif, qu'il longe des reins au plancher pelvien.

 

Le psoas réagit fortement au stress émotionnel et aux peurs.

Vu de profil, le muscle n'est pas droit mais légèrement courbé, formant comme une étagère sur laquelle se posent et coulissent en permanence les reins. Or, en médecine traditionnelle chinoise, ces organes sont associés au sentiment de peur. L'anxiété et la crainte contractent le psoas et activent les glandes surrénales avec des conséquences hormonales, gynécologiques, immunitaires, et bien sûr, digestives.

Il est donc fondamental de détendre ce muscle par la respiration et une bonne hygiène alimentaire.

 

Comme tous les muscles, le psoas réagit directement à la qualité du souffle.

Une respiration abdominale et diaphragmatique profonde effectue un massage doux des organes, stimulant la circulation sanguine et l'élimination. Attention au stress alimentaire – aliments riches et repas pris à la hâte – qui sature le psoas et le raccourcit, entraînant cambrure et maux de dos. Bien connu des sportifs et des coureurs en particulier, le psoas est difficile d'accès en massages. Néanmoins, l'ostéopathie viscérale permettra une manipulation profonde et précise qui pourra souvent débloquer ce qui doit l'être.

 

Psoas et asanas :

Trois postures, pour apprendre à isoler le psoas et mieux en prendre conscience : proposées par C. Balastegui, professeur de yoga

  • tadasana (la montagne)
  • Debout, les pieds parallèles, écartés à la largeur des hanches, levez les orteils et pressez les 3 points d’ancrage à la terre :

    le point intérieur (la pulpe du gros orteil) bien ancré au sol,

    le point extérieur pulpe du petit orteil,

    le point arrière au talon.

    Déposez les orteils au sol.

    Les genoux légèrement pliés, effectuez des petites rotations vers l'intérieur à partir des cuisses.

  • paripurna navasana (le bateau)
  • Dans la position assise jambes allongées devant vous, mains près des fesses paumes au sol, reculez le buste de façon à ce que vos avant-bras soient complètement au tapis.
  • Sur une inspiration, soulevez les deux jambes tendues à mi-hauteur. Aidez-vous de l'appui des mains sur le sol, cela soulagera vos lombaires.
  • Dégagez les bras et tendez-les en direction de vos genoux, mains paume face en bas ou jointes. Les bras sont alignés sur les orteils.
  • Gardez les pieds joints et pointés, la colonne vertébrale droite.
  • Jambes et bras restent tendus et parallèles autant que faire se peut.
  • Le menton est rentré vers la gorge.
  • eka pada rajakapotasans (le pigeon)

 

proposé par Catherine Cuney

Rédigé par UCY

Publié dans #YOGA

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