YOGI KHANE LUMIERE ET SOUFFLE DE VIE

Publié le 8 Avril 2015

Journal du YOGA

N° 159 - Mars 2015

 

D’après un article de Yogi Babacar Khane.

 

Babacar Khane a créé une synthèse entre trois grandes formes de yoga, le raja yoga indien, le yoga pharaonique et le yoga taoïste chinois.

Il revient ici sur les origines de la vie et le respect qui lui est dû. Au début était le souffle, quelles que soient les traditions ou les religions. A l’aube de cette nouvelle année, il nous invite aussi à ne pas nous méprendre sur l’origine des fanatismes.

 

LA RESPIRATION YOGIQUE LENTE ET PROFONDE

EST UN ASCENSEUR SPIRITUEL

La Création toute entière peut être vue comme une émanation du souffle (ruah) du Créateur : après le big bang sont apparus l’hydrogène et l’hélium ; ces gaz se sont ensuite condensés pour donner naissance à d’autres substances gazeuses, qui à leur tour ont formé les liquides et les solides. Comme la vie, la matière est issue du souffle originel. La vie de tout être humain commence par une inspiration et s’achève par une expiration.

 

Au fil des années, notre capacité respiratoire a tendance à s’amoindrir. Cette diminution est un grave handicap sur les plans biologique, psychologique et spirituel. Bien respirer, c’est préserver notre équilibre intérieur, augmenter nos défenses contre la maladie, la dépression, la sénescence et la dégénérescence mentale.

 

…/… La respiration yogique lente et profonde permet de lutter contre l’agressivité, l’addiction à la violence, à la drogue, au sexe et diverses maladies. C’est aussi un ascenseur spirituel : elle accélère l’évolution.

L’importance de la respiration est connue depuis la nuit des temps en Inde, mais aussi dans nombre de traditions. En Egypte ancienne, le dieu Créateur Atoum était l’origine du Souffle primordial et de la Lumière symbolisés par son fils Shou : les égyptiens considéraient le souffle comme la clef de la vie éternelle. La respiration (nefa) avait pour eux une importance capitale.

 

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Selon le Samkhya. Le grand souffle intervient à travers les cinq sens en prenant les cinq formes suivantes : Akâsha, élément éther en relation avec l’ouïe, Vâyu, élément air en relation avec le toucher, Tejas, élément feu en relation avec la vision, Apas, élément eau en relation avec le goût, Pritivi, élément terre en relation avec l’odorat. Dans la tradition indienne, l’évolution de la conscience est divisée en quatre étapes : pratyahara, l’abstraction des sens, dharana, la concentration, dhyana la contemplation, et samadhi, la fusion avec la Conscience Suprême. La progression vers chacune de ces étapes peut-être abrégée grâce à différents exercices respiratoires regroupés sous le nom de pranayama.

Les soufis utilisent le contrôle de la respiration dans Zikr. Certains pratiquent le kumbhaka (blocage momentané et volontaire de la respiration) comme le font les yogis.

 

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Et l’Islam alors ?

L’unique guerre sainte que l’homme doit mener, c’est la lutte pour parvenir à la maîtrise de lui-même, de ses humeurs, de ses colères, de ses désirs. L’asservissement d’autrui n’a rien à voir avec le vrai Islam. Tous ceux qui prétendent appliquer la charia devraient se l’appliquer d’abord à eux-mêmes. Charia bien ordonnée commence par soi-même.

 

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Proposé par Catherine Poulain Bourdichon

Pour aller plus loin : Retrouvez la totalité de l’article dans le Journal du Yoga à disposition à la bibliothèque de l’UCY.

 

 

Rédigé par UCY

Publié dans #YOGA, #Spiritualité-philosophie

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